Profils de risque par race

Assurance d’un chiot border collie

Race robuste et longévive, mais porteuse de trois affections génétiques dont une seule, l’épilepsie, suffit à rendre le sous-plafond médicaments déterminant.

Mis à jour le 4 min de lecture

Profil de la race#

Gabarit adulte de 14 à 20 kilos, espérance de vie de douze à quinze ans. Chien de troupeau réputé pour son intelligence de travail et son besoin d’activité physique et mentale très supérieur à la moyenne.

Race globalement robuste : peu d’affections articulaires lourdes, bonne longévité, faible incidence tumorale. Son risque est concentré sur trois affections d’origine génétique.

Prédispositions documentées#

AffectionFréquenceÂge d’apparitionCoût
Anomalie de l’œil du colleyÉlevéeCongénitale, dépistable à 6 semainesPas de traitement curatif
Épilepsie idiopathiqueÉlevée1 à 5 ans600 à 1 400 euros par an à vie
Mutation MDR1ModéréeCongénitaleTest 60 à 100 euros
Atrophie rétinienne progressiveModérée3 à 8 ansPas de traitement curatif
Dysplasie de la hancheModérée6 à 18 mois1 500 à 3 500 euros
Ostéochondrite de l’épauleModérée5 à 12 mois900 à 1 800 euros
Neuronopathie sensorielleFaible, test disponible2 à 7 moisPas de traitement
Céroïde-lipofuscinose neuronaleFaible, test disponible15 mois à 2 ansPas de traitement
Surdité congénitaleModéréeCongénitalePas de traitement
Traumatismes liés à l’activitéÉlevéeTout âge400 à 2 000 euros

L’épilepsie, le poste qui compte#

L’épilepsie idiopathique est l’affection qui pèse le plus lourd financièrement chez cette race. Elle se déclare généralement entre un et cinq ans, c’est-à-dire après les délais de carence, ce qui la rend en principe couverte.

Le traitement est à vie. Il associe un ou plusieurs antiépileptiques, avec des dosages sanguins réguliers pour ajuster la posologie et surveiller la fonction hépatique.

PosteCoût annuel
Traitement antiépileptique de fond400 à 900 euros
Dosages sanguins de suivi, 2 à 4 par an180 à 400 euros
Consultations de suivi120 à 250 euros
Crise sérielle ou état de mal, hospitalisation600 à 1 500 euros par épisode

L’anomalie de l’œil du colley#

Malformation congénitale du fond de l’œil, présente dès la naissance et dépistable par examen ophtalmologique dès six semaines. Son expression est très variable : la plupart des sujets atteints conservent une vision fonctionnelle, une minorité développe un décollement de rétine ou une hémorragie.

Il n’existe pas de traitement. Le dépistage porte sur les reproducteurs et sur les chiots en portée. Demandez à l’éleveur l’attestation d’examen ophtalmologique de la portée, pratique courante chez les éleveurs sérieux de la race.

Sur le plan contractuel, cette affection congénitale est exclue dans la quasi-totalité des contrats.

Cotisation observée#

FormuleChiot, 3 à 6 moisÀ 5 ansÀ 9 ans
Accident seul12 à 17 euros16 à 22 euros22 à 31 euros
Accident et chirurgie19 à 26 euros25 à 35 euros36 à 49 euros
Intermédiaire31 à 39 euros41 à 53 euros58 à 76 euros
Complète47 à 63 euros62 à 83 euros87 à 116 euros

Coefficient de risque appliqué : environ 1,03.

Le risque lié à l’activité#

Le border collie est l’une des races les plus pratiquées en sport canin : agility, flyball, obéissance, troupeau. Cette activité génère un risque traumatique réel : entorses, tendinites, ruptures ligamentaires, traumatismes de réception.

Deux vérifications s’imposent :

  1. L’exclusion de compétition. De nombreux contrats excluent les accidents survenus en compétition officielle. Si vous concourez, vérifiez ce point ou souscrivez une extension.
  2. La couverture de la physiothérapie. La rééducation post-traumatique est fréquente chez le chien sportif, et elle est exclue ou fortement plafonnée dans la plupart des contrats.

À l’inverse, un border collie insuffisamment stimulé développe fréquemment des troubles du comportement : stéréotypies, poursuite d’ombres, hyperactivité, agressivité redirigée. Les consultations comportementales sont exclues de la majorité des contrats.

Questions fréquentes#

Le border collie convient-il à la vie en appartement ?#

La question relève de l’activité fournie, pas de la surface. Un border collie recevant deux heures quotidiennes d’exercice physique et mental structuré peut vivre en appartement. Un border collie laissé inactif développera des troubles, quel que soit son logement.

Faut-il tester le MDR1 ?#

Oui sur le plan médical, comme pour le berger australien. La fréquence de la mutation est moindre chez le border collie, mais elle existe. Informez votre vétérinaire du risque racial dès la première consultation. Voir berger australien.

L’épilepsie est-elle systématiquement couverte ?#

Elle est couverte si elle se déclare après les délais de carence et si le contrat n’exclut pas les affections héréditaires, ou si l’épilepsie n’est pas classée comme telle. Cette classification varie selon les assureurs : demandez confirmation par écrit avant de signer.

Quel plafond pour un border collie ?#

2 500 à 3 000 euros. Le risque n’est pas un pic chirurgical mais une dépense annuelle récurrente en cas d’épilepsie. Le plafond annuel reconduit et le sous-plafond médicaments comptent plus que le montant absolu.