Profils de risque par race

Assurance d’un chiot bouvier bernois

Sept à neuf ans d’espérance de vie, et une incidence tumorale exceptionnellement élevée. Pour cette race, le calcul d’assurance est inversé : le risque majeur arrive tôt, et il arrive vite.

Publié le Mis à jour le 5 min de lecture

Un chiot bouvier bernois de trois mois couché dans l’herbe d’un jardin

Profil de la race#

Gabarit adulte de 38 à 50 kilos, espérance de vie de sept à neuf ans, l’une des plus courtes de l’espèce canine parmi les races reconnues. Chien de trait suisse, au pelage tricolore long et dense, réputé pour sa douceur.

Cette longévité réduite n’est pas un détail : elle résulte principalement d’une incidence tumorale très supérieure à la moyenne, et elle change complètement la structure du risque assuré.

Prédispositions documentées#

AffectionFréquenceÂge d’apparitionCoût
Histiocytose maligneÉlevée, spécifique à la race4 à 8 ans2 500 à 5 000 euros
OstéosarcomeÉlevée5 ans et plus2 500 à 5 000 euros
LymphomeÉlevée5 ans et plus2 000 à 4 500 euros
MastocytomeModérée à élevée4 ans et plus600 à 2 000 euros
Dysplasie de la hancheTrès élevée6 à 18 mois1 800 à 4 000 euros par hanche
Dysplasie du coudeÉlevée5 à 12 mois1 200 à 2 800 euros
Rupture du ligament croiséÉlevéeÀ partir de 18 mois1 500 à 2 300 euros par genou
Torsion d’estomacÉlevée4 ans et plus1 500 à 3 500 euros
Néphropathie familialeModérée1 à 4 ansSuivi à vie, 600 à 1 200 euros par an
Atrophie rétinienne progressiveModérée3 à 8 ansPas de traitement curatif
HypothyroïdieModérée3 ans et plus300 à 600 euros par an

Le risque tumoral, spécificité de la race#

L’histiocytose maligne est rare dans l’espèce canine mais surreprésentée chez le bouvier bernois, à un point qui en fait une caractéristique de la race. Les études de cohorte situent la proportion de bouviers bernois dont le décès est attribuable à une affection tumorale à un niveau très élevé, nettement au-dessus de la moyenne canine.

Concrètement, cela signifie que le sinistre le plus coûteux de la vie du chien survient statistiquement entre quatre et huit ans, et non après dix ans comme chez la plupart des races.

Un protocole de chimiothérapie représente 2 000 à 4 500 euros sur six mois. Une chirurgie d’ostéosarcome avec amputation et chimiothérapie dépasse 5 000 euros. Un plafond de 2 500 euros est saturé en quelques semaines.

Cotisation observée#

FormuleChiot, 3 à 6 moisÀ 4 ansÀ 7 ans
Accident seul19 à 27 euros25 à 34 euros33 à 45 euros
Accident et chirurgie30 à 42 euros39 à 54 euros52 à 71 euros
Intermédiaire48 à 62 euros62 à 82 euros83 à 110 euros
Complète72 à 98 euros94 à 128 euros126 à 170 euros

Coefficient de risque appliqué : environ 1,62, l’un des plus élevés du marché.

Les clauses à vérifier, dans cet ordre#

La première année, orthopédique#

Avant le risque tumoral, le bouvier bernois traverse la même fenêtre orthopédique que les autres grandes races, avec une incidence de dysplasie de la hanche parmi les plus élevées.

La carence de l’appareil locomoteur doit donc être vérifiée avec la même attention : six mois maximum, sachant que les premiers signes de dysplasie du coude apparaissent dès cinq mois.

La conduite de croissance suit les principes des grandes races : ration mesurée, aliment adapté, poids maintenu en condition mince, contraintes articulaires limitées jusqu’à dix-huit mois, nage privilégiée. Voir croissance et alimentation.

Le choix de l’éleveur#

Pour cette race, c’est le facteur sur lequel vous avez le plus de prise.

  • Cotation officielle des hanches et des coudes des deux reproducteurs.
  • Longévité des ascendants, information que les éleveurs sérieux documentent et communiquent. C’est l’indicateur le plus pertinent pour une race à espérance de vie courte.
  • Absence d’antécédents tumoraux dans la lignée proche, dans la mesure où l’éleveur en a connaissance.
  • Test de la néphropathie familiale, quand il est disponible.

Questions fréquentes#

L’espérance de vie réduite rend-elle l’assurance moins intéressante ?#

C’est l’inverse. Une durée de vie plus courte signifie moins d’années de cotisation, pour un risque concentré sur la période où la cotisation est encore modérée. Le rapport entre primes versées et remboursements attendus est, pour cette race, l’un des plus favorables du marché canin.

Faut-il une formule complète pour un bouvier bernois ?#

C’est l’une des rares races où la réponse est clairement oui, à condition que la formule complète achète un vrai plafond et non seulement un taux de 100 pour cent. Un plafond de 4 000 euros à 90 pour cent vaut mieux qu’un plafond de 2 500 euros à 100 pour cent.

La chimiothérapie est-elle vraiment prise en charge ?#

Cela dépend entièrement du contrat. Certains la couvrent au titre de la garantie maladie sans clause particulière, d’autres l’excluent explicitement, d’autres la plafonnent. C’est la question à poser en premier, et à faire confirmer par écrit avant de signer.

Que couvre un plafond de 2 500 euros face à ce profil ?#

Une dysplasie unilatérale, ou les six premières semaines d’un protocole de chimiothérapie. C’est insuffisant pour cette race, et c’est le niveau de plafond le plus couramment proposé sur les formules intermédiaires. Voir plafond annuel.